Un père à son fils (mais ça marche avec une mère à sa fille, etc)

Il y a des textes qui résonnent. Justes. Simples. Celui-ci, découvert chez Emery, fait son oeuvre… On n’a pas trouvé l’auteur.

Un père à son fils…

« Si un jour tu me vois vieux, si je me salis quand je mange et que je ne réussis pas à m’habiller, sois compréhensif, souviens toi du temps que j’ai passé à t’apprendre.
Si quand je parle avec toi je répète toujours les mêmes choses, ne m’interromps pas, écoute moi, quand tu étais petit je devais te raconter chaque soir la même histoire avant que tu ne t’endormes.
Quand je ne veux pas me laver, ne me fais pas honte, souviens toi quand je devais te courir après en inventant mille excuses pour que tu ailles au bain.
Quand tu vois mon ignorance pour les nouvelles technologies, donne-moi le temps nécessaire et ne me regarde pas avec ce sourire ironique, j’ai eu tant de patience pour t’apprendre l’alphabet.
Quand par moment je n’arrive pas à me souvenir ou que je perds le fil de la conversation, donne-moi le temps nécessaire à retrouver la mémoire et si je n’y arrive pas ne t’énerve pas, la chose la plus importante n’est pas ce que je dis mais le besoin d’être avec toi et de t’avoir là à m’écouter.
Quand mes jambes fatiguées n’arrivent plus à tenir la cadence de tes pas, ne me considère pas comme un boulet, viens vers moi et offre-moi la force de tes bras comme je l’ai fait lorsque tu as fait tes premiers pas.
Quand je dis que j’aimerais être mort, ne te fâche pas, un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire. Essaie de comprendre qu’à mon âge on ne vit pas on survit.
Un jour tu découvriras que malgré mes erreurs je n’ai toujours voulu que le meilleur pour toi, que j’ai tenté de te préparer la route.
Donne-moi un peu de ton temps, donne-moi un peu de ta patience, donne-moi une épaule sur laquelle poser ma tête de la même façon que je l’ai fait pour toi.
Aide-moi à avancer, aide-moi à finir mes jours avec amour et compréhension, en échange je n’aurai que mon sourire et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi.
Je t’aime mon fils »

Quand la presse hebdo fait sa pute…

Quand j’étais petit, j’admirais L’Express, le Point et le Nouvel Obs.
À une époque j’ai même pensé devenir journaliste pour y entrer et rejoindre ces fleurons de la pensée et de l’information.

Quand je lisais ces magazines, je me sentais plus intelligent. J’espérais même qu’on m’observe en train de les lire, dans le train ou sur la plage. Peut-être les gens se disaient-ils « mais que ce garçon doit être au courant des choses du monde, vite, présentons-le à notre fille… ».

Internet est arrivé, j’ai grandi, découvert le temps réel, les blogueurs, les opinions diverses. Le débat, la grande conversation, ont remplacé peu à peu la statue de bronze de l’éditorialiste omniscient et du journaliste en vadrouille. Je réalisais que le monde était rempli de gens malins, drôles, cultivés, acides, étonnants, créatifs, ouverts ; bien sûr dans le même temps je découvrais les abrutis, les mal élevés, les jaloux, les aigris. Mais ce grand mélange, ce bête grand mélange, c’était juste l’humanité telle qu’elle était, soudainement plus accessible. À portée de clic.
lepoint2112-ceux-qui-cassent-la-france1Les trois hebdos sus-mentionnés ont vu leur pouvoir écorné. Mais au lieu de maintenir l’intelligence et la rigueur du métier, ils ont d’abord fermé les yeux, puis paniqué. Aujourd’hui ces trois-là me font penser à ces vieilles putes qui abusent du rouge à lèvres un peu trop vif pour qu’on continue de les regarder encore un peu. Je ne veux même pas expliquer quels sont les titres qui ont provoqué ces pensées… Mais si, la dernière livraison : le livre sur DSK, la couverture-fail sur le sexe et les femmes, ou « ceux qui cassent la France ». À tour de rôle et vulgairement, ces fleurons de mon enfance accentuent leur inexorable fin en trempant leur plume dans la fiente. Des couvertures rouge et jaune, comme CDiscount ou Cuir Center. De l’information en promo ! Déstockage avant fermeture.
Si j’étais l’un de ces trois-là, j’agirais maintenant. Simplement. Avant les autres.
Je ferais un gigantesque meaculpa, m’excusant pour toute la merde étalée sur le perron. Je raconterais les souffrances que cela doit procurer que d’être obligé d’attirer le client à coup de ficelles grosses comme des câbles de bateaux. Et je reviendrais au fondamentaux. Je laisserais le temps réel et les trending topics aux petits gars du net, et je re-positionnerais mon oeuvre pour éclairer le badeau. Besoin de repères, plus que jamais, dans ce salmigondis d’informations mal digérées. Besoin de vrais journalistes, de temps pour une enquête, de recul, de respiration. Dans le même temps mon ami, je prendrais deux ou trois kadors du digital pour accompagner le changement et bâtir un side-car dédié au net, aux applis et à tout l’attirail numérique. Un double point de vue, complémentaire, riche, assumé. Pourquoi pas un abonnement couplé ?
Le papier sent bon, il est agréable à lire, il est le support du plaisir de penser. Pourquoi le gâcher avec les codes du net ou de la presse à scandale ?
J’aimerais tellement trembler de plaisir, à nouveau, à l’idée d’acheter l’Express ou le Point. Aujourd’hui, je retiens juste ma peine pour eux.

Club Health City, prends moi pour un con…

healthcity

Plein d’entrain, motivé, je me dis que je vais retenter l’aventure club de sport, car une salle Health City vient d’ouvir à Boulogne à deux pas du bureau. La jeune femme est belle et charmante, on se croirait dans une brochure. L’installation est design, la musique donne envie. Tarif ? 99€/mois et l’offre d’entrée minimum est de 3 mois. Ok, je me dis que c’est le prix du confort d’une belle salle à 100 mètres… Je sors ma CB et remplis le formulaire. À cet instant magique, une fois que j’ai fini de remplir le formulaire, la jolie mademoiselle me demande si j’ai un RIB ?

Un RIB ? Pourquoi faire ? Je paie cash 3 mois et on en recause à la fin, on verra, etc. Ah oui mais si je paie en CB ce ne sera pas 99€ mais 137€ soit 411€ ! Attends madame je n’ai pas bien compris. Si je paie cash ça me coûte plus cher que si je donne un RIB ? C’est-à-dire que tu préfères me piquer des sous après les 3 mois quand j’aurais oublié d’annuler mon autorisation de prélèvement, que de te faire de la trésorerie avec 3 mois payés d’avance ? C’est ça la stratégie ? La stratégie des gogos qui s’inscrivent plein d’envies et finissent par annuler parce que la vie, tout ça… Ces gogos-là, si on peut leur prendre un ou deux mois de plus, sur un malentendu, un alinéa mal compris,… Je présume, j’imagine, car du coup je n’ai pas gardé le contrat, la dame me l’a repris des mains.

La jeune femme est désolée. Je sais que ce n’est pas de sa faute, elle est payée pour ça. Alors je lui dis que j’ai été ravi de la connaître mais que la vie est déjà bien absurde comme ça ; ne pas ajouter ma pierre à l’édifice, pas pour de la zumba.

Au revoir Health City, tu m’a pris pour un con.

La Fashion Week. Ouais.

givenchy-paris-fashion-weekLa Fashion Week. J’ai toujours été épaté par ces univers parallèles, ces mondes dont j’ignore tout : leurs codes, leurs règles, leurs acteurs, leurs stars, leurs dangers. Rien, mais alors rien, je n’y connais rien en fashion. Plus « rien » que ça, c’est impossible. Et alors non seulement je n’y connais rien, mais c’est exceptionnel comme ça ne m’intéresse pas. Deux ou trois fois par an on voit des femmes tristes, de toutes les couleurs, marcher bizarrement sur des podiums, désarticulées, le regard droit, un pied devant l’autre, une main dans les poches ou les bras cruellement statiques le long du corps. Elles font la gueule dans des tenues bouffantes ou pas, colorées ou pas, je ne vois pas la différence. Dans le public, regardant de droite à gauche, prenant des notes redoutables, chuchotant des méchancetés, on perçoit ces dames des magazines de mode qui « font la pluie et le beau temps », ces blogueuses, ces people, ces wanabe, ces gens-dont-on-se-demande-qui-ils-sont. La musique dans ma tête c’est toujours « Vogue », de Madonna, les lumières sont chaudes ou glaciales, le rythme est frigide ou enlevé, le décor est naturel ou artificiel. Des trucs et leurs contraires, en fonction des années et des créateurs. Chacun rivalise d’imagination pour organiser son show dans un lieu hype, « jamais vu », un charcutier qui aurait fermé, un bordel qui sent la sueur de cheval, une cave planquée dans un immeuble qui va bientôt disparaître, une aile perchée dans un musée qui vient de rouvrir. Un nouveau slip se doit d’apparaître dans un lieu qui déchire, sinon c’est un pauvre nouveau slip. La Fashion week, je t’entends revenir chaque fois avec la même passivité, comme le retour du Salon de l’agriculture ou du Beaujolais nouveau.

C’est peut-être juste que personne ne m’a expliqué…

20/20 à ce blog de passionné ! (Blondin inside)

LBLBLTCACTUSVoilà un blog que j’ai lu page par page avec délice. Notamment celle dédiée au film « Le Bon, la Brute et le Truand ». Le gars Régis Cluseau a parcouru et pris en photo, plan par plan, près de 43 ans plus tard, les lieux exacts des films de Sergio Leone. Super émouvant pour le fan absolu que je suis. Je ne saurais expliquer pourquoi…

Le cactus est toujours là !!!!!!!!

 

 

 

Ce soir 18h on parle de l’avenir avec « le Barbu » (Fablab/Hackerspaces)

BarbuSi vous ne connaissez pas le Barbu, allez rapidos faire un tour sur son blog.

Il est le roi de la bidouille, du Do It Yourself, du Fablab, du Hackerspace… Depuis sa « grotte », il va nous raconter comment et pourquoi il en est arrivé là, et comment il voit l’avenir de cette évolution technologique que certains voient provoquer la prochaine grosse mutation industrialo-économico-sociale. J’me comprends.

Ce soir dans la nouvelle version du VebShow, on parlera avec lui à 18h, en compagnie du rédacteur en chef de l’émission, le fraîchement arrivé Jean-Marc Manach. Comme d’habitude, vous pourrez poser vos questions ou même intervenir, dans Twitter ou en vidéo sur le GoogleHangOut de l’émission. Tous les détails sur le blog du Vinvinteur !

À ce soir !

Streetfighter V/S Tekken / Fils v/s Père

CastlevaniaNES1« Quand j’étais jeune »… ce début de phrase horrible qui sonne comme un coup de marteau clouant doucement le couvercle du cercueil. Quand j’étais jeune, j’étais un accroc du jeu vidéo. Un démon insomniaque. Je me souviens de vacances de Pâques dédiées entièrement à la découverte et la résolution de Castlevania, sur Nintendo NES 1 je crois. Je ne voyais pas le jour. Bruce Lee ou Scramble sur Comodore 64, puis plus tard Streetfighter, HalfLife ou CounterStrike, avant les Call Of Duty et autres Lara Croft. J’étais un Gamer. Et pour me battre il fallait être vous-même un gamer. Un joueur occasionnel n’y résistait pas et c’était bon comme ça, c’était juste. Puis… les années, les choix, les renoncements de la maturité. Héhé.

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Et voilà les démons qui reviennent, avec mon fils. 11 ans. Pas une grande expérience derrière lui, mais il faut croire que les jeunes (arrrghhh) ont ça dans la peau, comme je l’avais dans la mienne. Sur sa DS 3D ou sur la Xbox, il s’éclate, tranquillement, et frime comme je frimais. Pour Noël, j’ai rajouté discrètement, hors liste, le jeu Streetfighter v/s Tekken. Je me suis dit que j’allais lui montrer qui c’est Raoul. Le petit gars allait découvrir la face cachée de son père, l’héritier de Wargames, le killer des joysticks.

Lui : 10. Raoul : 1.

Quand je me vois me faire battre ainsi, je me demande ce qui s’est passé. Sont-ce les réflexes ? La vitesse ? Le stress ? Les jeunes ont-ils un trucs qu’on n’a plus au point de ne plus pouvoir appuyer sur X, Y, A ou B plus vite qu’eux ? Quel est le secret magique et humiliant qui chasse une génération des records pour laisser place à la jeunesse, dans toutes les activités ou presque (je ne compte pas le Bridge). Impression d’être Chirac et son mulot, moi, le gamer fou d’antan.

C’est bien simple, cette nuit, quand il dormira, je m’entraînerai discrétos et demain, c’est sûr, il va voir qui c’est Raoul. Un peu de respect, merde.

Les Kanougas de chez Pariès s’installent à Paris ! (St-Jean-de-Luz revival)

kanougaslotQuand j’ai lu cette brève dans un quotidien national, j’ai claqué ma petite larme. Comme si Casimir lui-même venait poser dans le creux de ma main le plus célèbre caramel du monde. Quoi ?!? Pariès s’installe à Paris ?!? Si vous ne connaissez pas Pariès, c’est que vous n’êtes jamais allé à St-Jean-de-Luz. Pariès c’est le Notre-Dame du bon goût chocolaté, le Mont St-Michel de la madeleine de Proust version caramel, café, parfums enrobants comme on n’en fait nulle part ailleurs dans le monde.

St-jean-de-luzPariès, c’est de la nostalgie 100% pur beurre, au fond de la rue Gambetta, rue commerçante qui traverse St-Jean depuis la place Louis XIV jusqu’au Boulevard Thiers. Dans un coin, Pariès, le rendez-vous de mon enfance ; après la messe, quand nous allions récompenser notre piété avec les mouchous (macarons) ou les kanougas, ces cubes aux couleurs brillantes, rouge, dorées, jaunes et argentées. Le kanouga argenté, c’est l’équivalent local d’un N°5 de Chanel, de l’Aston Martin DB5 ou de la plume Sergent Major. Un hit. Un must.

Kanougas assortisLe magasin a ouvert le 15 décembre, 9bis rue St-Placide à Paris. J’y suis allé le 21. Je suis rentré comme on entre dans une boîte de nuit dont on connaît le videur. Limite j’étais chez moi. Il ne m’a pas fallu plus de trois minutes pour évoquer le Pays Basque, le « taureau de fuego », les bentas et les cubes argentés… Parlons-en des cubes argentés. Rupture de stock en trois jours. Trois jours !!! Débordé par son succès, le tenancier m’a suggéré de revenir le lendemain. Mais il n’était pas question d’attendre. Ok, je ne pouvais pas les acheter à l’unité, pas de souci, « filez-moi des boîtes » ! J’ai pris 5 boîtes de chocolats assortis, le seul moyen légal (en dehors du braquage de l’arrière boutique) d’obtenir des cubes argentés, alignés près des rouges, des dorés, des bleus, des verts et des jaunes…

Je ne vous dis pas le tabac que j’ai fait à Noël, toutes mes familles étant de là-bas. Offrir de l’enfance à des adultes, avec autant de délice, c’est le pied.

Et si vous ne connaissez pas les kanougas de Pariès, je vous invite à foncer. Je n’ai pas d’actions là-bas, mais croyez-moi, c’est du pur plaisir. 9bis, rue St-Placide, Paris.

Le No Man’s Land du 25-31

Astronaut-From-Apollo-11-Mission-1-1024wallpaper768C’est cette période entre deux fêtes. Quelques jours à la tenue bancale, entre digestion et résolutions. Des jours complexes, comme les dernières heures d’une semaine de vacances, quand il faut ranger et tenter d’en profiter encore un peu. Dans ce no man’s land, on se tient maladroitement entre le bilan et les projets, cette zone confuse où l’on n’a pas encore trié le bon grain de l’ivraie. Il reste quelques jours pour faire le vide, dépoussiérer, imaginer une nouvelle vie, plus sereine, plus efficace. Pour ma part je mets de l’ordre dans mes rêves et les transforme en défis. Choisir un ou deux gros rêves et plonger. Et pourquoi pas ? Les résolutions s’écroulent aux alentours du 12 janvier. Les défis sont durables, ils sont des objectifs à atteindre, des mantras, des directions à prendre, qui existent tant qu’ils n’ont pas été atteints. Alors je rédige des missions très précises, parfois très simples, avec des noms de gens ou de lieux, des missions comme sur un carnet de route. Le cerveau est discipliné, il obéit aux missions qu’il se donne. Conseil, ne pas écrire « trouver le bonheur » ou « faire un gros voyage ». Ni vous, ni le monde qui vous entoure ne sauront comment traiter ces missions. Soyez précis, ambitieux, rêveur, léger ; ces décisions doivent vous faire glousser, rougir de plaisir, frissonner d’audace.

Ce no man’s land est pour moi la période la plus importante de l’année parce qu’il donne le « La » à tout ce qui va venir. Alors là, tout de suite maintenant, je vais aller me promener dans la forêt. J’ai des missions à remplir, très bientôt…